>> Spectacle rêverie
divagation… espace en rond, comédiens allant à la
rencontre du public, sons et vidéos diffusant tout autour : nous
sommes
dans un espace dilaté, un temps suspendu… au beau milieu
de nulle part, en pleine science fiction, dans un demi-éveil
sensoriel…
Il s’agit d’un spectacle basé sur le sommeil, puisqu’il est question
tout le long de « Moutons qui Sautent », de 1 à 3000. Ainsi, nous
baignons
dans un univers de laine, de ouates, de fumées, de matières
blanches suspendues, et même le public est invité à se saisir des
coussins, oreillers,
couvertures pour se détendre avec nous.
Peu à peu, à mesure que le spectacle se déroule, on entre dans un bercement, un sommeil convivial.
En
vérité, les « 2703 Moutons qui Sautent » est au-delà du spectacle ;
c’est une expérience, une invitation, à l’instar d’un hammam, à un bain
sonore,
visuel, sensoriel, tout de douceur et de drôlerie. Un bain numérique et
technologique aussi, mais au service de la détente et de la surréalité…
Le
public entoure la scène où dorment et jouent les comédiens. Autour de
lui, des enceintes, des papiers qui volent, des écrans de gazes qui
se
déplacent, des comédiens somnanbules qui passent, de la fumée qui
s’élève, des sons qui ronflent, des lumières, des nuages vidéo… Tout
cela est bien sombre et bien cocasse, étrange et jouisseur...
>> ... Naïf et poétique, ce spectacle peut s’adresser au tout public et à un public familial.
On
pourra l’imaginer dans des salles de spectacles sans gradins, mais
aussi dans tout lieu original : musée, hall, en extérieur, sur une
place, une cour, de nuit ( ?).
Il
pourra être donné tel quel en tant que spectacle (durée 1h15) ou bien
sur plusieurs heures, pour public passant, sur un rythme de
sommeils, de dialogues et de mouvements joués en boucle.
L'auteur : "Jean-Michel Espitallier
est un des poètes contemporains qui a le plus modoifié
l’image attendue de la poésie. Il est représentatif
d'une génération qui, proche en cela de l'art
contemporain, opte pour des pratiques poétiques variées,
construites, accumulatives et drôles" (Jérôme
Mauche, Musée Zadkine)
"Jean-Michel Espitallier est l'un des poètes les plus mobiles et
véloces de sa génération..." (Patrick
Kéchichian, Le Monde)
Extrait du texte : « le postulat
d’Euclide résout la question des lignes droites et
parallèles mais je n’y comprends rien, la
constante de Planck émet l’hypothèse
selon laquelle l’énergie d’un
rayonnement ne se transmet que par petites quantités
indivisibles quantum d’action h mais je n’y
comprends rien, le théorème de Pythagore permet
de calculer le troisième côté
d’un triangle rectangle si l’on connaît
les deux autres mais je n’y comprends rien, les rayons de
Schwarzschild… »
2703 Moutons qui Sautent est la reprise d'un spectacle créé en 2006 au GLOB Théâtre (Bordeaux), Le Théorème. Le Théorème a été coproduit par Le Glob
Théâtre, Ilotopie / le Citron Jaune , le
Carré des Jalles, le Scrime,
Médias-Cité et a été
soutenu par la DRAC Aquitaine, le Conseil Régional
d’Aquitaine et le DICREAM. 2703 Moutons qui Sautent
a été recréé en octobre 2008 au RING dans
le cadre du festival Hybrides et à l’Université
Paul Sabatier à Toulouse, après deux
résidences à l'Usine Autresens et à l'Usine
de Tournefeuille (mise à disposition du lieu). Le projet a
été soutenu par le Conseil Général de
Haute-Garonne en 2008.